Perspective et Enjeux d'Afrique

Concertation des femmes sur la criminalité transnationale organisée dans l’espace CEDEAO

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Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et le Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG) organisent, du 12 au 14 décembre 202 à Lomé, une table ronde et un atelier régional de mobilisation des femmes sur la criminalité économique et financière transnationale, a appris notre Rédaction à travers un communiqué de presse rendu publique le 6 décembre.

Cette rencontre qui va regrouper une quarantaine de participants venant des ministères chargés des questions de Genre/Jeunesse, des organisations de la société civile, des institutions/agences de la CEDEAO et des partenaires techniques et financiers des quinze (15) Etats membres de la CEDEAO, permettra de sensibiliser les femmes sur les dimensions genre de l’impact du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (BC/FT) d’une part et d’autre part de dégager un consensus sur les perspectives d’intégration des questions de femmes dans la lutte contre la criminalité économique et financière transnationale organisée et les questions connexes dans l’espace CEDEAO.

Ce sera l’occasion pour les participants, précise le communiqué, de procéder à une évaluation critique de la situation du BC/FT et de leurs dimensions genre en Afrique de l’Ouest ; faciliter le partage des connaissances, d’expériences et des bonnes pratiques des États membres de la CEDEAO sur l’intégration de la dimension genre dans les politiques, stratégies et programmes visant à lutter contre la criminalité économique et financière transnationale organisée et les questions connexes ; dégager un consensus sur les perspectives dans la définition des principaux enjeux et mécanismes stratégiques et opérationnels pertinents pour la lutte contre la criminalité économique et financière transnationale organisée et les questions connexes dans une perspective genre dans l’espace CEDEAO.

Aux termes des travaux, il est attendu de la rencontre de Lomé, l’adoption d’un document clé pour l’intégration des perspectives des femmes dans les efforts de lutte contre la criminalité économique et financière en Afrique de l’Ouest ; le renforcement de la compréhension des femmes de leur rôle dans la prévention des crimes financiers et économiques et leur implication active, de même qu’une forte collaboration entre les acteurs au niveau régional.

Selon le communiqué, différents rapports de recherche ont estimé à 870 milliards de dollars, le volume de la criminalité transnationale organisée, soit environ 1,5 % du PIB mondial. Des études ont montré de manière significative la vulnérabilité des femmes face aux groupes criminels organisés transnationaux. Récemment, les femmes ont été mises en cause comme partenaires consentantes et gestionnaires de haut niveau dans certaines organisations criminelles. Des études de cas ont montré qu’elles participent volontairement à ces crimes. Les femmes étant le socle de la communauté ; il s’avère crucial que la lutte contre ces crimes atteigne les femmes de tout niveau social, notamment à la base.

Pour rappel, la lutte contre un phénomène mondial tel que la criminalité transnationale organisée nécessite des partenariats à tous les niveaux. A ce titre, les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organisations internationales et les populations dans toutes les strates de la vie ont une partition à jouer, les femmes de façon particulière.
Une préoccupation prise en compte dans la Vision 2050 de la CEDEAO qui met l’accent sur les défis de l’inégalité entre le genre dans l’espace CEDEAO.

La Rédaction

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