Perspective et Enjeux d'Afrique

Le FSRP améliore le vie des producteurs agricoles en Afrique de l’ouest

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Après un peu plus d’un an de mise en œuvre, le programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) a donné des résultats significatifs en Afrique de l’ouest.  Plusieurs tonnes de semences ont été distribuées aux producteurs pour la campagne agricole 2023-2024 ainsi que de l’engrais pour améliorer les productions agricoles, selon un communiqué de presse dont notre Rédaction a eu copie ce samedi 7 octobre.

Pour obtenir ces performances, le projet s’est appuyé sur l’approche Gestion intégrée des Paysages (GIP). Il s’agit d’un cadre de base pour équilibrer les politiques et les demandes concurrentes d’utilisation des terres et de l’eau dans une zone donnée et une approche participative avec collaboration des différents utilisateurs et institutions de la terre et de l’eau à la mise en œuvre d’une vision et d’un plan communs. 

Selon ce communiqué, des résultats tangibles sont perceptibles dans les pays de mise en œuvre. Ainsi, l’on a :

  • Au Niger : Plus de 10 000 producteurs ont été formés aux questions phytosanitaires et ont reçu des médicaments vétérinaires. 
  • Au Mali : 15 000 tonnes d’engrais et 4 500 tonnes de semences résistantes au climat ont été distribuées pour soutenir plus de 400 000 agriculteurs (dont 160 000 femmes).
  • En Sierra Leone : le Gouvernement fournit à 114 000 écoliers deux repas scolaires par jour dans 582 écoles de trois districts et a commencé à fournir des transferts d’argent à une cible de 15 000 à 20 000 personnes.
  •  Au Togo : 34 000 tonnes d’engrais ont été achetées pour la campagne agricole 2023-2024 afin de soutenir 100 000 producteurs, dont 25 000 femmes.
  • Au Burkina Faso : 1 300 femmes ont reçu une formation et du matériel pour mettre en place une irrigation à petite échelle pour des parcelles de maraicher (1 ha), 3 000 ha de terres dégradées sont en cours de réhabilitation.

« Dans la majorité des pays les espaces devant servir à l’expérimentation de la GIP sont définis et délimités avec l’implication des bénéficiaires pour assurer la durabilité des activités », précise le communiqué.

En ce qui concerne l’intégration des marchés et le développement du commerce intra régional, poursuit le communiqué, la CEDEAO avec l’appui de la banque mondiale dispose d’un outil de suivi et de collecte des données (SCORECARD) qui sera déployé dans les pays pour faire le suivi des échanges et du commerce des produits agricoles.

Les producteurs, les commerçants et tous les autres acteurs de la chaîne de valeur agricole en Afrique de l’Ouest attendent beaucoup du FSRP dont les activités sont en train d’impacter leur vie, a conclu le communiqué de presse.

En rappel, FSRP est le programme phare en Afrique de l’Ouest pour améliorer la sécurité alimentaire des populations. C’est une initiative régionale financée par la Banque mondiale et mise en œuvre conjointement par la CEDEAO, le CILSS et le CORAF au profit de millions de producteurs dont 40% de femmes.  Il est lancé en juin 2022 et est mis en œuvre au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Niger, en Sierra Leone, au Tchad et au Togo.

Ce sont plus de 5 millions de bénéficiaires qui sont visés dont 40% de femmes avec au moins 900 000 acteurs du système alimentaire ayant accès aux services de conseil en hydro et agrométéorologie et plus de 117 000 ha de surface sous pratiques de gestion intégrée du paysage. Le FSRP vise aussi au moins 1,8 million de Producteurs adoptant des technologies et services agricoles intelligents sur le plan climatique et au moins 30% de la production faisant l’objet d’échanges intrarégionaux dans les chaînes de valeur sélectionnées (riz, maïs, niébé, volaille…).

Avec pour objectif de développement d’accroître la préparation contre l’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des systèmes alimentaires dans les pays participants, le FSRP est unique en son genre et vise aussi à contribuer à la prévention et à la gestion des crises agricoles et alimentaires, à renforcer la résilience des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux, à faciliter le commerce de biens et d’intrants agricoles à l’intérieur et au-delà des frontières nationales en Afrique de l’Ouest.

Anderson AKUE

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