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Ramadan : Hausse substantielle des prix des produits alimentaires au Togo

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Les prix des fruits et légumes, entretemps stables connaissent un peu plus une hausse ces derniers temps. La plupart des commerçantes doigtent « la cherté » des fruits sur le terrain et les frais de transport qui ont « augmenté ». Tandis que les clients, pour leur part rappellent plutôt que « cette situation s’impose chaque année », pendant le mois du jeune du Ramadan.

« Il n’y a pas de découragement, nous nous conformons toujours aux prix fixés par les revendeuses de fruits, ne serait-ce que pour la durée du carême ; c’est même bien pour les croyants », expliquent les fidèles musulmans à Nzaranews. Pour certains d’entre eux, « les tomates, les oignons les pommes de terre, qui sont essentiels pour préparer des plats tout au long du carême coûtaient déjà ; il n’y a pas une grande différence ».

D’autres citoyens font savoir qu’ils ont toujours observé « une hausse des prix des fruits qui baisse quelque peu après la période de Ramadan ». Tout comme les premiers, les personnes interrogées savent que « les prix des ingrédients finissent par se stabiliser ».

La réalité des prix sur les marchés

Le constat général est que « les denrées alimentaires subissent à chaque ramadan un renchérissement important. Le ramadan a beau être le mois du jeûne, c’est aussi la période de l’année durant laquelle la consommation explose. Bananes, carottes, oranges, riz, tomates, huile, oignons, sucre…, les prix de ces denrées alimentaires s’envolent, passant parfois au double voire le triple » sur les étals des marchés de la capitale et ses environs.

Le tas de banane qui se vendait à 100 FCFA est maintenant passé à 200, l’orange de 50 à 100, l’oignon de 25 à 50 FCFA ; le prix de la tomate a grimpé, allant jusqu’à 100%.

Bien que les marchés de fruits soient assez approvisionnés pour répondre aux besoins des ménages, la hausse des prix se font toujours ressentir. Pour certaines revendeuses, « cette hausse n’émane pas forcement de la rareté des fruits, mais plutôt de la loi du marché ». 

Une autre revendeuse affirme qu’elle a l’habitude de s’approvisionner à l’approche du carême pour ensuite augmenter les prix afin d’en tirer profit plus tard. Pour elle « le mois du carême est un mois de bénéfice. Les clients quant à eux ne comprennent pas les causes de cette flambée de prix ». 

Pour les ménages des musulmans le mois du Ramadan « est également un mois des dépenses ».

Réguler le marché ?

Peut-on réguler les prix sur le marché ou freiner la flambée des prix ? Pour expliquer la hausse parfois exagérée de prix des produits, les autorités compétentes affirment que « ces augmentations à répétition sont dues à de la spéculation ». Les producteurs vendent librement leurs produits (en gros ou au détail) directement aux consommateurs. 

La simple loi de l’offre et de la demande suffit peut-être à expliquer les hausses de prix, avant, pendant et après le Ramadan. 

Source: Nzaranews

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