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Togo : La « Société togolaise de manganèse » voit le jour

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Le gouvernement togolais veut accélérer le développement de son gisement de manganèse à Nayéga, situé dans la préfecture de Kpendjal-Ouest (Nord du Togo, dans la région des Savanes). À cet effet, le Conseil des ministres du 05 mars 2023 a annoncé la naissance de la Société togolaise de manganèse (STM).

Dans sa vision, le gouvernement s’est fixé comme objectif le doublement de la contribution du secteur minier au Produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2025, à travers l’exploitation optimale des ressources minérales, et ce, en commençant par les minéraux critiques notamment le manganèse. C’est à cette fin que le conseil des ministres a adopté un projet de décret qui prévoit la création de la Société togolaise de manganèse (STM). Celle-ci s’assurera de la valorisation de ce minerai, en vue de développer la chaine de valeur de l’industrie minière pour dynamiser la création d’emplois et l’économie du pays.

Un secteur minier important

Le potentiel du gisement de manganèse semble important, avec des coûts d’extraction assez bas. Son exploitation du gisement sera assurée par la Société générale des mines (SGM, filiale du Britannique Keras Resources), décrété par le gouvernement, lors du conseil des ministres du 18 octobre 2019.

La SGM disposait déjà d’une autorisation d’exploration. Plusieurs sociétés minières internationales y ont manifesté leur intérêt ces dernières années. 

Les réserves de manganèse de Nayéga, sont évaluées à près de 8 millions 500 mille tonnes sur une durée de onze ans. 

Selon les études géologiques réalisées sur 92.930 hectares, les valeurs de manganèse vont jusqu’à 39%, supérieures aux estimations de départ.

Le manganèse est utilisé pour la préparation d’alliages comme l’acier, l’aluminium, les piles électriques ou les engrais. Il est essentiellement utilisé dans la fabrication de l’acier au carbone qu’il solidifie et désoxyde, notamment pour les secteurs de la construction (poutres, tôles de carrosserie, tubes d’oléoducs…) et de l’automobile.

Au Togo, les perspectives de rentabilité à moyen terme semblent prometteuses, grâce à des coûts de production peu élevés et des facilités d’exportation via le port en eau profonde de Lomé.

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