Perspective et Enjeux d'Afrique

Concertation pour la mise en place d’un observatoire sur les systèmes d’élevage mobile au Sahel et en Afrique de l’ouest

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Lomé, la capitale du Togo abrite depuis ce mardi un atelier régional de synthèse sur l’état des systèmes d’élevage mobile en Afrique de l’ouest et au Sahel. Cette rencontre vise à mettre en place un observatoire capable de produire un état de situation factuelle sur les systèmes d’élevage mobile en Afrique de l’ouest et au Sahel.

Pendant les trois jours que va durer l’atelier, les participants doivent i) faire un état des lieux des sources potentielles de données et informations pour alimenter l’observatoire ; ii) convenir de la nature du dispositif des outils et des produits de l’observatoire et de la périodicité des différentes productions ; iii) finaliser la synthèse régionale édition 2022 ; iv) proposer un mécanisme de financement durable adopté du niveau national et ou au niveau régional ; v) élaborer une feuille de route.

Selon Moussa Assoumane, coordonnateur du PEPISAO, l’observatoire permettra de disposer des données, de les analyser et produire des documents devant faciliter des prises de décision utile aux décideurs à tous les niveaux. Actuellement, sur la base des informations collectées, nous allons faire une première synthèse des informations concernant l’état des systèmes d’élevage mobile en Afrique de l’ouest et au Sahel.

Selon la FAO, quelques 511 millions de ruminants tous compris gros et petits bétails se retrouvent en Afrique de l’ouest et au Sahel. Leur mode d’élevage, c’est le déplacement perpétuel avec des amplitudes par moment. Cela sous entend que le bétail peut traverser les frontières à la recherche de pâturage et l’une des conséquences ce sont les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Conscients de cette situation, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont décidé de réglementer la mobilité, la transhumance. Ainsi e, 2003, ils ont décidé de communiquer sur la transhumance et de mettre en place un observatoire sur la transhumance transfrontalière.

Dix ans après cette recommandation, le CILSS, l’UEMOA et la CEDEAO ont décidé de prendre le taureau par les cornes en mettant en œuvre cette recommandation, la mise en place d’un observatoire qui se présente comme un dispositif d’information pour mieux comprendre la transhumance et les approches de solution pour sécuriser la transhumance.

« La CEDEAO reste déterminée et engagée à accompagner le processus de mise en place de l’observatoire pour un autre regard sur la transhumance tel que l’impact économique », a indiqué Dr Bio Goura SOULE, assistant technique élevage et agriculture à la CEDEAO.

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Le changement climatique, les perceptions négatives, l’insécurité civile et la rareté des ressources naturelles menacent l’avenir de la mobilité du bétail dans la sous-région.

Organisé par le CILSS, cet atelier bénéficie de l’appui technique de l’UEMOA et de la CEDEAO, et de l’appui financier de l’Union Européenne, et la coopération Suisse.

Boris Cyriaque

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